Dissertation Sur La Croissance Demographique

Pour lui, le sous-développement de l’Afrique ne serait pas dû à la misère, à la pauvreté ou à des années sous l’emprise du colonialisme et de l’esclavagisme mais à une autre raison, "beaucoup plus profonde".

"Quels sont les problèmes ? Les États faillis ou les transitions démocratiques complexes, la transition démographique qui est l’un des défis essentiel de l’Afrique", a-t-il énuméré avant d’ajouter : "Dans un pays qui compte encore sept à huit enfants par femme, vous pouvez décider d’y dépenser des milliards d’euros, vous ne stabiliserez rien." Des propos qui ont choqué et offusqué de nombreux Africains qui y voit une manière très réductrice d’expliquer le sous-développement du continent.

Ainsi, comme l'a rappelé dans le quotidien français Libération, la politologue Françoise Vergès auteure du livre Le Ventre des Femmes paru en mars 2017, "On rend les femmes du tiers-monde responsables du sous-développement. En réalité, on inverse la causalité : la plupart des études prouvent aujourd’hui que c’est le sous-développement qui entraîne la surpopulation".

"La théorie de la surpopulation évite aussi de questionner le rôle du colonialisme et de l’impérialisme dans la pauvreté. Et ces discours visent, bien sûr, avant tout les femmes.", a-t-elle conclu. Dans son ouvrage, elle met en lumière un scandale des années 1970 survenu sur l’île de la Réunion, où les femmes étaient contraintes aux avortements forcés et aux stérilisations par des médecins blancs, sans consentement.

Alors, la croissance démographique est-elle un atout ou un frein pour le développement économique d'un pays? Il s'agit là d'une question que beaucoup de démographes se posent depuis très longtemps sans y avoir pour autant, répondu très clairement. Et cela entre autres, "pour des raisons de contexte historique, politique, géographique", a raconté Henri Leridon Démographe et chercheur émérite à l'Institut national des études démographiques en France, sur le plateau du journal Afrique de TV5Monde.

Selon lui, si on se fie à l'histoire des développements des pays, on constate que la plupart des pays qui ont connu un fort taux de croissance économique, ont enregistré parallèlement une baisse de fécondité rapide. C'est le cas des pays comme la Corée du Sud, Taïwan et la Chine en Asie, au début des années 60. "Il y avait 5 à 6 enfants par femme, ce qui est la moyenne du continent africain, du moins de l'Afrique subsaharienne aujourd'hui. Et en 15 ans, leur fécondité a baissé de moitié, ce qui correspond aux années de leur décollage économique", a-t-il précisé avant de conclure : "même si, cette baisse de la fécondité n'est pas la cause de leur décollage économique, il n'en reste pas moins qu'on voit que les deux vont ensemble".

Quoi qu'il en soit, petit rappel pour Monsieur Macron, l’Afrique subsaharienne a enregistré selon la Banque mondiale, son plus faible taux de croissance en 2016. L’insitution internationale pointait alors un tout autre facteur, qui n’a rien à avoir avec le "ventre" des femmes africaines. Pour la Banque mondiale, "les difficultés rencontrées par les plus grandes économies de la région", explique cet effondrement du taux de croissance."Principaux exportateurs de matières premières, ces pays subissent toujours les conséquences de la chute des cours, doivent faire face à des conditions de financement moins favorables et réajuster leur cadre macroéconomique.", selon l'analyse de la Banque mondiale.



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Vitraulle Mboungou

Actuelle rédactrice en chef adjointe d’Afrique Expansion Magazine, Vitraulle Mboungou a plus de 8 ans d’expérience dans la presse écrite aussi bien web que papier. Attirée par l’actualité africaine, elle est passée par divers médias spécialisés sur le continent africain et sa diaspora.


Démographie et croissance économique

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Introduction : On observe une forte corrélation statistique entre PIB par habitant et niveau de fécondité dans un pays. Le problème est de savoir si cette corrélation correspond à une causalité et dans quel sens va la causalité (souvent pays pauvre = > pays à forte fécondité).

Trop d’hommes => pauvreté.

Ou pauvreté =>haut niveau de fécondité.

I – CROISSANCE DEMOGRAPHIQUE : FORTS CONTRASTES ENTRE LE NORD ET LE SUD

A – Un aperçu de la situation

1. Une très forte croissance : la population mondiale a plus que doublé entre 1950 et 1995 : passant de 2,5 milliards à 5,7 milliards. Cette accélération dans la croissance de la population est nouvelle dans l’histoire. Si l’on cherche à faire des projections dans l’avenir, il semble que cette forte croissance va continuer un moment avant une stabilisation autour de 11 milliards en 2150. Selon toute vraisemblance 8 milliards dès 2025 et 10 milliards dans une soixantaine d’années.
2. Ce qui aggrave le problème, c’est que cette croissance est très fortement déséquilibrée entre le Nord et le Sud :
* actuellement, 5,7 milliards dont 1/5 dans les pays riches et 4/5 dans les pays pauvres et on observe déjà de fortes disparités : 1/5 possédant 80 % de la richesse mondiale,
* alors que les prévisions montrent que l’essentiel de l’accroissement se fera dans les pays pauvres dans la mesure où dans les pays riches la croissance semble s’être stabilisée. On aura sans doute à peine plus d’un milliard dans les pays riches et 9 milliards dans les pays pauvres.

On ne pourra plus éluder le problème du partage des richesses au niveau mondial, sinon les tensions géopolitiques risquent d’être très fortes ;

Comment nourrir tout le monde, sachant que les pays pauvres ont déjà du mal à faire face aux besoins de leurs populations ?

Comment assurer un développement qui n’entraîne pas à terme l’épuisement complet des ressources naturelles, la destruction de l’environnement ?

Comment faire face à des structures de population différentes ?

B – UN OUTIL D’ANALYSE : LA TRANSITION DEMOGRAPHIQUE

1. La transition démographique permet de comprendre la situation actuelle des pays en développement.

Désigne un phénomène qui a déjà eu lieu dans les pays industrialisés généralement vers le XIXe siècle, la France étant plus précoce.

Qu’est-ce que c’est ?

o On observe d’abord une baisse des taux de mortalité

Question sous-jacente : la maîtrise de la fécondité est-elle un préalable au développement ?

A – La croissance démographique semble entraver le développement.

1 – La croissance démographique trop forte risque de conduire à l’appauvrissement des pays ;
1. Les mécanismes en cause :

Si le nombre d’habitant croît plus vite que la production, il y a automatiquement baisse du revenu par tête ;

Plus de gens : morcellement des terres, utilisation de terres moins productives,

Plus de jeunes : détournement des capitaux vers l’éducation, la santé. Ces capitaux, manquent alors pour financer l’investissement, gage de croissance.

Risque d’épuisement des ressources (déforestation, problème de l’eau, problèmes écologiques)

1. Les conséquences :

Migrations : exode rural et urbanisation galopante, migrations internationales (risque de fuite des cerveaux), bidonvilles…

Maintien d’une mortalité élevée par manque de capitaux pour les problèmes de santé et donc maintien d’une fécondité élevée,

2 – C’est ce qui amène certains à penser que la maîtrise de la fécondité est un préalable au développement.

1. Les mécanismes supposés :

J.-C. Chesnais définit un multiplicateur transitionnel : c’est le coefficient multiplicateur de la population entre le début et la fin du processus de transition.

On estime qu’il a été de 2 en France, 4 ou 5 pour l’Inde, 7 à 10 pour le Mexique, 11 à 13 pour certains pays d’Afrique de l’Ouest

Le phénomène de la transition est universel et irréversible mais tous les pays ne supportent pas les mêmes processus en termes d’accroissement total de leur population. Le phénomène est beaucoup plus important dans les pays pauvres et sur une période parfois plus restreinte que dans les pays riches : les problèmes d’adaptation à la nouvelle donne démographique sont plus aïgues.

La transition est entamée : difficile de l’accélérer davantage, donc à chaque fois qu’on prône une solution démographique on se trompe.

II - LA CROISANCE DEMOGRAPHIQUE DU SUD EST-ELLE UN FREIN A SON DEVELOPPEMENT ?

Dans la mesure où on constate une forte corrélation on ne peut pas ne pas se poser la question.

On va confronter les thèses qui pensent que seule une maîtrise démographique peut permettre le développement à celles qui pensent que, au contraire, le développement est un préalable à la maîtrise de la fécondité.

A – La croissance démographique semble entraver le développement dans le cas des pays du Sud

1. – Le mécanisme et les causes

La croissance démographique conduit à l’appauvrissement de ces pays. Si le nombre d’habitants augmente plus vite que la production, il y a automatiquement une baisse du revenu par tête.

Plus de gens, cela veut dire surpeuplement, morcellement des terres, utilisation de terres moins productives…productivité en baisse, culture extensive et non intensive.

Plus de jeunes, détournement des capitaux (baisse de la mortalité infantile) et par le haut (allongement de l’espérance de vie) grâce à un certain nombre de progrès sanitaires.

Cette baisse entraîne une accélération de la croissance démographique (car accroissement naturel = mortalité –natalité).

Ensuite, on observe une baisse de la fécondité qui s’explique par différents facteurs :
o baisse de la mortalité infantile
o éducation des filles
o développement de la contraception

Résultat : l’accroissement naturel se stabilise à nouveau à un niveau faible (comme avant la transition mais caractérisé cette fois-ci par une faible mortalité et une faible natalité). La population se stabilise alors à un niveau qui n’évolue pas faiblement.

Actuellement tous les pays au monde ont entamé leur transition. C’est ce qui explique que pour des pays qui sont dans cette phase, on observe des croissances démographiques aussi fortes. En Afrique on a observé d’abord des progrès considérables dans l’espérance de vie (progrès sanitaires dont certains datent de la colonisation) et ce n’est que maintenant dans certains pays que l’on commence à observer une baisse de la fécondité.

Diminution de la mortalité mais toujours une fécondité importante, la réduction des naissances est faiblement engagée pour l’instant dans les pays en voie de développement.

1. Le multiplicateur transitionnel

Entre le moment où la mortalité baisse et le moment où la fécondité a terminé de baisser, on observe dans tous les pays une très forte croissance démographique. La durée et l’ampleur du décalage entre les deux phénomènes (baisse de la mortalité et baisse de la fécondité) déterminent les résultats de la transition en terme d’accroissement définitif de la population.

Comment selon ce schéma le recul de la fécondité permet-il une élévation du niveau de vie ?
* Plus grande attention portée aux enfants
* Moins d’enfants, plus de formation et qualification
* Moins de main d’œuvre sans qualification
* Plus de productivité

LA THESE DE MALTHUS :

La population croît naturellement si elle ne rencontre pas d’obstacle plus vite que les ressources : elle double au moins tous les 25 ans ( ce qui correspond à un TCAM de 3 %) alors que les ressources ne suivent qu’une progression arithmétique en raison des rendements décroissants de l’agriculture.

Il faut donc limiter volontairement le nombre de naissances : Malthus emploie le terme de " contrainte morale " (moral restreint) pour désigner les deux seules solutions qu’il envisage : le mariage tardif et l’abstinence. Il n’est pas question pour lui d’une intervention de l’Etat dans ce domaine.

Chez Malthus, seuls, les pauvres doivent se restreindre, le riche s’il peut nourrir de nombreux enfants doit les accueillir dans son foyer. Le pauvre doit retarder son mariage ou rester célibataire et n’avoir que le nombre d’enfants qu’il est en mesure d’élever (chacun doit être prévoyant) ; ce n’est qu’à ce prix que peut se réaliser l’équilibre entre ressources et population.

Remarque : Singapour s’inspire de ces remarques pour mener une politique différenciée = encouragement pour les cadres, amendes pour les pauvres.

Les néo-malthusiens :

Ce qui les différencie de Malthus c’est la volonté d’une intervention directe de l’Etat sur le contrôle des naissances, politiques démographiques qui peuvent prendre différentes formes : planning familial ou plus coercitif comme en Chine,…

Les résultats sont probants uniquement lorsque très coercitifs comme en Chine. Sinon, il ne suffit pas d’ouvrir un centre de planning familial pour les femmes aient recours à la contraception.

Les thèses populationnistes s’opposent à la diminution des naissances.

Il n’est pas certain que les politiques de contrôle des naissances soient la solution pour engager les pays dans un processus de développement.

1 – La montée démographique peut dans certains cas favoriser la croissance économique

Le cas des pays développés au XIXe pour certains pays, la Révolution Industrielle a été permise par la montée démographique contemporaine de la transition.

Le surpeuplement rural : main d’œuvre abondante et bon marché.

Au niveau de la croissance et donc de la demande : plus de monde c’est aussi plus de débouchés – forte pression qui stimule l’innovation.

Pression démographique : intensification des modes de cultures (ex : passage de la jachère à un mode plus intensif de culture) : effectif de la population " supportable ".

On a donc aussi augmentation de l’offre.

Des jeunes : population plus dynamique, plus innovatrice.

2 – En l’absence de développement, les politiques de contrôle des naissances risquent d’être inutiles (inefficaces).
1. La pauvreté entraîne un maintien élevé de la fécondité
* beaucoup d’enfants car mortalité infantile élevée
* - Enfants = source de revenus, garantie pour la vieillesse (cf Chine sur l’absence de retraites). Le nombre d’enfants peut déterminer l’attribution des terres.
* Moindre éducation des filles : poids des modèles plus forts.
1. Le développement s’accompagne d’une augmentation du niveau et d’éducation favorable à la baisse de la fécondité.
* Filles mieux éduquées : rôle social différent, relations de couple différentes, mariage plus tardif, meilleure maîtrise de la contraception.

BILAN

Délégué algérien en 1974 à la conférence de Bucourt sur la population : " La meilleure contraception, c’est le développement ", il est vain de vouloir freiner la fécondité sans engager des politiques de développement .

La maîtrise de la fécondité est importante mais le contrôle des naissances ne peut pas suffire.

Dernier élément : la solution démographique est déjà à l’œuvre, on peut difficilement accélérer la baisse de la fécondité.

DISSERTATION

Le vieillissement démographique est-il un handicap pour les PDEM ?

Introduction :
* rappeler quelques données chiffrées sur l’augmentation du poids des plus de 60 ans dans la population,
* expliquer que c’est inéluctable, c’est le résultat de la transition démographique,
* plus de personnes âgées c’est plus d’inactifs or dans un pays, ce sont les actifs qui créent les richesses = le problème qui se pose est donc de savoir si le poids en augmentation des inactifs retraités ne va pas représenter un fardeau trop lourd à la charge des actifs et ne va pas ainsi freiner le dynamisme des économies industrialisées.

Nous verrons dans un premier temps comment l’augmentation de la part relative des personnes âgées impose de repenser notre politique de protection sociale sous peine d’asphyxier du croissance économique, puis comment plus largement, il faut relativiser l’idée que plus de personnes âgées c’est moins de dynamisme.

I – Le vieillissement démographique impose une réorganisation du financement de la protection sociale, sous peine de devenir un handicap pour nos économies.

A – Le poids actuel de la solidarité entre générations
* C’est le principe de base de notre économie : solidarité entre actifs et inactifs, ce sont les actifs qui dans une large mesure financent la protection sociale : vrai pour les retraites, vrai aussi pour la sécurité sociale (les cotisations des retraités sont faibles).
* L’augmentation du poids des inactifs rend la charge de cotisation par actif beaucoup plus lourde ce qui entraîne plusieurs risques :
* risque de désincitation au travail, pas envie de travailler pour cotiser autant (moindre dynamisme)
* Si les salariés s’habituent, ils risquent de négocier directement leur salaire net ce qui risque d’alourdir le coût total du travail : ceci n’est pas sans risque sur le chômage et sur les investissements étrangers en France.

Si on souhaite éviter ces conséquences négatives, il est important de repenser le financement de notre protection sociale ; c’est ce que nous allons voir au sujet de deux points importants : retraites, dépenses de santé.

B – Comment refondre le système actuel de retraite ?

Il fonctionne par répartition : est-ce viable tel quel longtemps ?

Volonté d’instaurer progressivement une système par capitalisation : solution directe au problème démographique mais pas sans inconvénient car :
* risque d’accentuer les inégalités car la propension à épargner varie selon les revenus,
* nécessité des garanties par l’Etat pour que l’épargne accumulée ne fonde pas sous le coup de l’inflation,

Autre solution envisagée : allonger la durée de cotisation, possible car espérance de vie plus longue. Cela nécessite un changement dans la façon d’envisager la retraite (évolution des mentalités difficile car nombreux sont ceux qui souhaitent quitter le monde du travail…)

C – Les dépenses de santé et les aides aux personnes âgées

Un fardeau pour lequel il faut trouver un financement.
* Des dépenses en forte hausse :

Santé, jusqu’à 12 fois plus qu’un jeune,

Allocation dépendance… et les recettes ne suivent pas…

* Elles ne peuvent pas toutes être financées par la Sécurité sociale (cotisations), comme ces dépenses relèvent de la solidarité entre générations, elles devraient être prises en charge par les impôts (+ redistributifs) pour qu’elles soient financées pour tous les types de revenus et pas seulement par les revenus du travail. Idée instaurée déjà avec le CSG, elle sera peut être étendue aux revenus des retraités…

* Quoiqu’il en soit, le mode de financement le plus adéquat, ces sommes pourraient être utilisées par l’Etat à faire autre chose, à réaliser des investissements productifs : il est vain de nier que ces dépenses soient un poids pour la nation.

BILAN TRANSITION

Il faut repenser le mode de financement.

Malgré cela restent des dépenses qui augmentent qu’il faudra financer et qui sont ponctionnées sur les actifs (par l’impôt) ; il est vain de le nier, en revanche nous allons montrer comment il est excessif de ne voir qu’un handicap à travers le vieillissement.

II Les personnes âgées si elles coûtent à la collectivité permettent d’impulser un certain dynamisme à l’économie.

A – Le goût pour l’innovation = un faux problème

B – Les revenus distribués aux personnes âgées leur permettent d’être un élément dynamique de nos économies.

Point sur l’augmentation l'augmentation des revenus des retraités : valorisation des retraites et du minimum vieillesse. Les personnes âgées d’aujourd’hui ont un pouvoir d’achat :

Elles consomment…

Elles ont besoin de survies marchandes qui se dupent et créent des emplois : cela n’est possible que si leur demande est solvable (donc inutile de penser baisser les retraites).

Elles redistribuent largement à leurs descendants (au-delà des aides matérielles, elles rendent beaucoup de services : gardes d’enfants, prêt de maison de vacances… = éléments clefs du lien social).

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